samedi 23 avril 2011

La France n’est pas la fille aînée de l’Eglise, c’est « une République laïque

Je me permets de transmettre le texte d'un ami, qui révèle inadmissibilité des choix fait par notre Présidence Française.
Au même titre qu'au niveau Européen, on ne dévoile qu'à demi-mots les décrèts dans certains pays nouvellement rentrés dans l'union et le silence justement de cette U.E. sur le sort d'une multitude de populations.
par Jean-Pierre Vanderplancke, samedi 23 avril 2011, 07:25
Le Président de la République a décidé que la France serait représentée aux cérémonies de béatification du pape Jean-Paul II par le Premier ministre. Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu’elle concerne un Français. En conséquence, François Fillon sera le seul chef d’Etat ou de gouvernement étranger présent à cette cérémonie hormis les présidents polonais et italien. Venant de la part de Nicolas Sarkozy qui aurait même songé à s’y rendre personnellement, cette décision ne surprend pas, mais elle reste particulièrement choquante.

Il est encore plus inadmissible et profondément déplacé que le porte-parole du gouvernement ait osé justifier cette annonce par le fait que la France serait, selon lui, «la fille aînée de l’Eglise catholique». Aux termes même de sa Constitution, la France n’est d’aucune manière la "fille aînée de l’Eglise", mais une «République indivisible, laïque, démocratique et sociale (qui) assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction (…) de religion (et qui) respecte toutes les croyances»...

mercredi 13 avril 2011

Un Président d’une République qui n’en porte plus le nom.

Le président Sarkozy n’en finit plus d’attaquer notre République laïque. Encore une fois les coups de boutoir contre ce qui fait l’unité du pays, ont été porté par celui qui devrait la protéger, l’enrichir, la conserver. A croire que pour gouverner rien ne vaut la désunion pour pouvoir se placer au dessus du lot et conserver son poste !
Une fois encore, le garant de l’unité nationale divise pour mieux régner, le Président Sarkozy est directement intervenu pour que soient organisés des dérogations au droit et au principe de laïcité. Quelques étudiants juifs pratiquants vont pouvoir passer fin avril les concours d’entrée à plusieurs grandes écoles en dehors des dates communes à tous les étudiants.
Pour l’Observatoire de la Laïcité de la Haute-Garonne, cette information inquiète à plus d’un titre :
elle organise un accommodement religieux là où la loi de 1905 oblige l’Etat à la neutralité vis à vis de tous les cultes.
La République a -sous forme de circulaire- un mode d’emploi qui fait en sorte que la vie scolaire soit organisée de façon à garantir que chacun puisse pratiquer son culte s‘il le souhaite (circulaire Fillon (sic) - JO du 22.5.2004 ): «L’institution scolaire et universitaire, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses. » et c’est bien ce qui a été fait pour cette année.
Or les dates incriminées (jeudi 20 et mardi 26 avril, en période de Pâques juive…) même en Israël, ne sont pas fériées : seul, le premier jour de la Pâque juive est férié, soit le 19, mais pas le second, le 20 avril (début du concours commun), et pas plus le 26 avril »…
Drôle de conception de l’égalité que la reconnaissance de la différence communautaire
Une nouvelle fois Sarkozy montre tout son mépris pour la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. Décidemment ce président n’est ni laïque ni Républicain !