Au même titre qu'au niveau Européen, on ne dévoile qu'à demi-mots les décrèts dans certains pays nouvellement rentrés dans l'union et le silence justement de cette U.E. sur le sort d'une multitude de populations.
par Jean-Pierre Vanderplancke, samedi 23 avril 2011, 07:25
Le Président de la République a décidé que la France serait représentée aux cérémonies de béatification du pape Jean-Paul II par le Premier ministre. Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu’elle concerne un Français. En conséquence, François Fillon sera le seul chef d’Etat ou de gouvernement étranger présent à cette cérémonie hormis les présidents polonais et italien. Venant de la part de Nicolas Sarkozy qui aurait même songé à s’y rendre personnellement, cette décision ne surprend pas, mais elle reste particulièrement choquante.
Il est encore plus inadmissible et profondément déplacé que le porte-parole du gouvernement ait osé justifier cette annonce par le fait que la France serait, selon lui, «la fille aînée de l’Eglise catholique». Aux termes même de sa Constitution, la France n’est d’aucune manière la "fille aînée de l’Eglise", mais une «République indivisible, laïque, démocratique et sociale (qui) assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction (…) de religion (et qui) respecte toutes les croyances»...
Il est encore plus inadmissible et profondément déplacé que le porte-parole du gouvernement ait osé justifier cette annonce par le fait que la France serait, selon lui, «la fille aînée de l’Eglise catholique». Aux termes même de sa Constitution, la France n’est d’aucune manière la "fille aînée de l’Eglise", mais une «République indivisible, laïque, démocratique et sociale (qui) assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction (…) de religion (et qui) respecte toutes les croyances»...