mercredi 29 juin 2011

Nous devons mener un combat permanent pour la laïcité, parce qu’à travers elle c’est la République que nous défendons"

L’espace de la laïcité de Toulouse, situé non loin de la stèle de Jean Jaurès est un beau symbole.
Dès son premier mandat de député, Jean Jaurès s’est fait, aux côtés de Jules Ferry, le défenseur vibrant de la laïcité républicaine.
Il fut un artisan majeur de la loi de séparation des églises et de l’Etat de 1905, contribuant ainsi largement à construire le modèle laïc français. Un modèle qu’il voulait avant tout pacificateur et qu’il estimait indissociable de la démocratie.
Il écrivait : « (La démocratie) assure l’entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances, de tous les cultes, mais elle ne fait d’aucun dogme la règle et le fondement de la vie sociale ».
Il était convaincu que la laïcité, puisant sa source dans l’égalité des droits de la démocratie, était la réponse de la raison à tous les dogmatismes et qu’elle ouvrait pour chacun des espaces de liberté : la liberté de croire ou de ne pas croire.
C’est cette conception jaurésienne et républicaine de la laïcité, que nous devons préserver aujourd’hui.
 La laïcité n’est pas un combat contre les religions, mais contre les intégrismes, pour le libre arbitre et l’esprit critique.
La laïcité, c’est bien la neutralité religieuse de l’Etat. Elle permet à toutes et à tous de vivre ensemble dans la République, quelles que soient les croyances – ou l’absence de croyance – des uns et des autres.
C’est ce qu’affirme l’article 1er de la constitution de 1958. Il exprime les valeurs de respect, de dialogue et de tolérance qui sont au cœur de l’identité républicaine de la France.
La laïcité reste un principe fondateur de la République. Garante du lien social, elle repose sur deux piliers : la garantie de la liberté individuelle et l’impartialité des pouvoirs publics.
La laïcité protège donc les religions, puisqu’elle protège la liberté de conscience. Elle assure à chacun la possibilité de pratiquer paisiblement sa foi. Tout comme elle protège le droit de ne pas croire, d’être athée ou agnostique.
Et cette laïcité, fondatrice du vivre ensemble dans la République, c’est à l’école qu’elle se construit. Parce que c’est là que l’on donne à l’enfant des outils pour décrypter et agir sur le monde, parce que c’est là que l’on apprend que la citoyenneté est faite autant de droits que de devoirs, parce que c’est là que l’on acquiert des repères moraux et que l’on apprend à être libre par l’apprentissage de l’esprit critique.
Cet enjeu est pour nous essentiel.
L’école, obligatoire, gratuite et laïque, doit rester au cœur du dispositif républicain. Les dogmes religieux n’y ont pas droit de cité, car l’école laïque est l’école de tous, sans distinction de sexe, d’origine, de confession. Si les élèves des écoles, collèges et lycées publics sont naturellement libres de vivre leur foi, ce doit être dans le respect de la laïcité de l’école de la République. C’est bien par la neutralité que l’école assure le respect de toutes les convictions.
Malgré la force de cet acquis républicain, l’application du principe de laïcité se heurte à des difficultés grandissantes.
La menace la plus lourde qui pèse sur la laïcité, c’est, bien sûr, le fanatisme religieux. Quand le croyant tient sa foi pour un choix politique, il est urgent de rappeler que la laïcité est un devoir avant d’être un droit. Et c’est à la République qu’il revient de veiller à ce que ce devoir soit respecté sur son sol, dans son école comme ailleurs. Et c’est aux institutions républicaines de combattre les intégrismes et les fondamentalistes qui plaident pour la supériorité des lois religieuses sur les lois de la République.
La laïcité a constamment besoin d’être explicitée, concrétisée et traduite dans les faits.
Nous avons en tant qu’élus locaux, notre rôle à jouer pour faire respecter la laïcité, pour que chacun trouve sa place dans l’espace public. Pour que chacun puisse s’affirmer, s’exprimer et développer sa créativité et sa responsabilité. Nous avons le devoir de former les générations futures aux valeurs éthiques et civiques. Que l’épanouissement et l’initiative individuelle  se conjuguent avec la solidarité et la construction collective.
Nous luttons contre les discriminations, pour que le droit de chacun soient respectés et respectueux.
La tolérance, le refus du racisme et de la ségrégation sous toutes ses formes sont inséparables de la laïcité. La laïcité, c’est vivre ensemble avec nos différences, dans le respect de nos différences et sans que l’une de ces différences ne dicte sa loi aux autres.
Dans le prolongement de l’œuvre de Jaurès, notre devoir nous montre le chemin. Nous devons mener un combat permanent pour la laïcité, car à travers elle, c’est la République que nous défendons !

vendredi 3 juin 2011

Une résolution instituant une « journée nationale de la laïcité ».

Une journée dédiée aux valeurs qui nous unissent, c'est l’occasion de rassembler les Français autour de la Laïcité et la République.
Retrouvons ce bien commun à tous et n'oublions pas de créer l'évènement pédagogique pour notre jeunesse.
Le Sénat a adopté la résolution dont la teneur suit :
Le Sénat,
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Rappelant que l’article 1er de la Constitution proclame que la France est une République laïque ;
Considérant que la laïcité doit être un principe fondamental constamment rappelé, car il est ce qui nous permet de vivre ensemble, dans le respect des croyances et pratiques religieuses, des opinions et convictions diverses de chacun ;
Demande que la République française instaure une journée nationale de la laïcité, garante de la cohésion républicaine, non fériée ni chômée, fixée au 9 décembre, et permettant chaque année de faire le point sur les différentes actions menées en la matière par les pouvoirs publics, ainsi qu’être l’occasion de manifestations au sein du système associatif et éducatif.
Délibéré en séance publique, à Paris, le 31 mai 2011.
Le Président,
Signé : Gérard LARCHER
Consulter le dossier « « Journée nationale de la laïcité » sur le site du Sénat

jeudi 2 juin 2011

L'OLHG : " l'Observatoire de la Laïcité a pour but de veiller au strict respect des principes de la laïcité, et si nécessaire de mener toute action pour les défendre, les restaurer, les promouvoir."
Après des siècles de guerres, de persécutions, de massacres, de spoliation au nom du divin, les Français ont choisi d'établir une République laïque dont l'Etat est le garant.

Cette valeur, la laïcité, que les membres fondateurs estiment universelle, écarte tout ce qui peut séparer au bénéfice de ce qui peut réunir, pour le "bien commun" et le "vivre ensemble".

L'Etat ne devant reconnaître, favoriser, ou ne subventionner aucun culte.
Toute croyance ou non croyance étant égale à ses yeux, il doit en garantir la liberté d'exercice au nom de la liberté absolue de conscience.

samedi 23 avril 2011

La France n’est pas la fille aînée de l’Eglise, c’est « une République laïque

Je me permets de transmettre le texte d'un ami, qui révèle inadmissibilité des choix fait par notre Présidence Française.
Au même titre qu'au niveau Européen, on ne dévoile qu'à demi-mots les décrèts dans certains pays nouvellement rentrés dans l'union et le silence justement de cette U.E. sur le sort d'une multitude de populations.
par Jean-Pierre Vanderplancke, samedi 23 avril 2011, 07:25
Le Président de la République a décidé que la France serait représentée aux cérémonies de béatification du pape Jean-Paul II par le Premier ministre. Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu’elle concerne un Français. En conséquence, François Fillon sera le seul chef d’Etat ou de gouvernement étranger présent à cette cérémonie hormis les présidents polonais et italien. Venant de la part de Nicolas Sarkozy qui aurait même songé à s’y rendre personnellement, cette décision ne surprend pas, mais elle reste particulièrement choquante.

Il est encore plus inadmissible et profondément déplacé que le porte-parole du gouvernement ait osé justifier cette annonce par le fait que la France serait, selon lui, «la fille aînée de l’Eglise catholique». Aux termes même de sa Constitution, la France n’est d’aucune manière la "fille aînée de l’Eglise", mais une «République indivisible, laïque, démocratique et sociale (qui) assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction (…) de religion (et qui) respecte toutes les croyances»...

mercredi 13 avril 2011

Un Président d’une République qui n’en porte plus le nom.

Le président Sarkozy n’en finit plus d’attaquer notre République laïque. Encore une fois les coups de boutoir contre ce qui fait l’unité du pays, ont été porté par celui qui devrait la protéger, l’enrichir, la conserver. A croire que pour gouverner rien ne vaut la désunion pour pouvoir se placer au dessus du lot et conserver son poste !
Une fois encore, le garant de l’unité nationale divise pour mieux régner, le Président Sarkozy est directement intervenu pour que soient organisés des dérogations au droit et au principe de laïcité. Quelques étudiants juifs pratiquants vont pouvoir passer fin avril les concours d’entrée à plusieurs grandes écoles en dehors des dates communes à tous les étudiants.
Pour l’Observatoire de la Laïcité de la Haute-Garonne, cette information inquiète à plus d’un titre :
elle organise un accommodement religieux là où la loi de 1905 oblige l’Etat à la neutralité vis à vis de tous les cultes.
La République a -sous forme de circulaire- un mode d’emploi qui fait en sorte que la vie scolaire soit organisée de façon à garantir que chacun puisse pratiquer son culte s‘il le souhaite (circulaire Fillon (sic) - JO du 22.5.2004 ): «L’institution scolaire et universitaire, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses. » et c’est bien ce qui a été fait pour cette année.
Or les dates incriminées (jeudi 20 et mardi 26 avril, en période de Pâques juive…) même en Israël, ne sont pas fériées : seul, le premier jour de la Pâque juive est férié, soit le 19, mais pas le second, le 20 avril (début du concours commun), et pas plus le 26 avril »…
Drôle de conception de l’égalité que la reconnaissance de la différence communautaire
Une nouvelle fois Sarkozy montre tout son mépris pour la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. Décidemment ce président n’est ni laïque ni Républicain !

lundi 14 mars 2011

CONFUSIONS LAÏQUES (article du Président de l'observatoire international de la laïcité)

Ne touchons pas à la loi de 1905.
Le débat sur la laïcité prend un tour inquiétant.
Des confusions sont commises par une partie de la classe politique.
La plus terrible et sans doute la plus dangereuse, est celle qui consiste à considérer que la
laïcité doit être exhibée comme un rempart contre le musulman envahissant la France.
Madame Marine Le Pen ne parle de laïcité que lorsqu’elle rencontre un musulman.
L’intégrisme catholique, le créationnisme, ne lui posent pas de problème.
Il s’agit là d’une instrumentalisation de la laïcité au profit d’idées rétrogrades qui ne font pas
partie du corpus républicain minimum.
Elle exprime également la confusion entre le citoyen d’origine arabe et le musulman comme
si toutes les personnes vivant sur le sol national et nos compatriotes d’origine arabe étaient
nécessairement musulmans !
Il est vrai que cette confusion est entretenue par la volonté de certains, partant d’une bonne
intention, de lier la question de la laïcité à celle de l’intégration.
On pourrait citer de nombreux exemples : de bons bourgeois catholiques biens nés qui, soit
méconnaissent, soit n’entendent pas respecter les principes laïques, ou même des protestants
qui, eux-mêmes, demandent la révision de la loi de 1905 pour financer des lieux de cultes
pour des églises évangéliques...
La laïcité concerne tous les citoyens français quelques soient leurs origines et l’intégration ne
saurait occulter sa problématique principale.
La laïcité appartient à tout le monde et elle concerne tout le monde !
Quelques propos d’importants membres du personnel politique réduisent par ailleurs la laïcité
à la liberté religieuse.
La laïcité c’est, bien sûr, la liberté d’exercice des cultes mais ce n’est qu’une branche de la
laïcité, la principale étant le respect de la liberté de conscience et la non-immixtion de l’État
dans les affaires religieuses et de manière corollaire la non-immixtion des religions dans les
affaires de l’État.
Or, que l’État aujourd’hui entame une réflexion sur «
française
Ça n’est pas à l’État de réfléchir sur la place de l’islam ou du catholicisme ou de tous autres
courants de pensée spirituelle ou philosophique dans la société française.
Il appartient à l’État de faire respecter les lois de la République dans tous les domaines, un
point c’est tout.
C’est aux musulmans, aux catholiques, aux juifs croyants, aux protestants, aux bouddhistes,
etc., d’organiser leur propre culte et de faire le nécessaire pour que celui-ci trouve sa place
dans la société française et en particulier dans les principes qui fondent le pacte républicain
qui sont rappelés notamment par le préambule de la Constitution de 1958.
De même, beaucoup de politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, entendent importer du
Canada les «
Une tribune récente de responsables écologiques parue dans le journal
claire à cet égard et on y retrouvait, au fond, le concept de laïcité positive cher au président de
la République.
C’est encore une confusion regrettable.
Accepter le catégorisme religieux dans les cuisines des écoles publiques, encourager
l’identification culturelle, née d’une spiritualité religieuse, à l’intérieur d’une société,
s’accommoder en effet d’un certain nombre de comportements, comme en particulier les
prières dans la rue, ce n’est pas permettre une laïcité dite ouverte et tolérante, c’est au
contraire, ramener la laïcité à la diversité et c’est par conséquent remettre en cause le principe
même de laïcité qui est un principe juridique et philosophique qui doit se situer au-dessus du
culturel.
Et naturellement, avec ce débat, l’on arrive à la principale confusion qui consiste à vouloir
modifier la loi de 1905 ou en tout état de cause, à trouver les parades et les tours de passepasse
réglementaires pour, sans changer la loi de 1905, faciliter le financement public de la
construction des lieux de cultes et en particulier des mosquées.
Fausse bonne réponse.
C’est d’abord en effet ouvrir la boîte de Pandore et que personne ne s’étonne alors que
d’aucuns remettront en cause le financement des écoles confessionnelles par le biais des
contrats d’associations ou la technique des baux emphytéotiques utilisée par certaines
communes pour justement faciliter la construction des lieux de culte.
Surtout, la loi de 1905, qui est, rappelons-le, une loi de compromis, a pacifié pendant de très
nombreuses années jusqu’à aujourd’hui les rapports entre l’État et la religion et par
conséquent les religions et la société.
Le catholicisme l’a bien compris.
Que l’État ou les collectivités publiques financent ou participent au financement d’un lieu de
culte c’est une prise de position idéologique, philosophique ou religieuse qui viole le principe
de neutralité de l’État et des collectivités publiques. C’est privilégier une partie de la
population sur le seul critère d’une foi et de la pratique d’un culte au détriment d’une partie de
la population que l’on oublie toujours et qui est certainement, en tout cas en France,
majoritaire, une partie de la population qui ne se reconnait en aucune religion, qui ne participe
d’aucun culte et ne se soumet à aucune église, qui nie l’existence d’un dieu et revendique une
conception matérialiste de la vie, ou qui tout simplement doute ...
La laïcité, c’est le droit de croire ou de ne pas croire. La loi de 1905 c’est le positionnement
d’un État qui ne prend pas parti dans ce droit de croire ou de ne pas croire mais qui le fait
simplement respecter sans pour autant favoriser l’un ou l’autre.
Certes, la France a des sources chrétiennes, mais la France républicaine s’est construite autour
des valeurs des Lumières, et les progrès scientifiques, sociaux et de moeurs ont été réalisés
souvent contre l’église catholique.
Enfin faut-il encore rappeler que le choix n’est pas entre la dictature laïque et la dictature
islamique ? La laïcité c’est la démocratie !
Jean-Michel Quillardet
la place de l’islam dans la société» est évidemment une confusion nouvelle dans le domaine de la laïcité.accommodements raisonnables ».Libération était très
Président de l’Observatoire international de la laïcité
contre les dérives communautaires
Titulaire de la Chaire Jean Zay à Sciences Po Bordeaux

vendredi 4 mars 2011

Des débats sur la Burqua, aux discussions sur l’Islam en France.

En tant que président de L’Observatoire de la Laïcité de la Haute-Garonne.
Je m’étais  prononcée contre le port du voile intégral dans l'espace public ou de toute tenue ou accessoire destiné à dissimuler son visage au regard d'autrui.
Les principes fondateurs de la République et les valeurs qui prônent la liberté, l’égalité et la fraternité, n’ont pas besoin de nouveaux éléments pouvant diviser les communautés en France.
La Laïcité et la Fraternité sont de nature à promouvoir la dignité de la personne humaine ainsi que l’égalité des sexes. Ils doivent toujours être considérés, à mon sens, comme les principes éthiques d’une bonne gouvernance.
« Nous rappelons qu’au regard de la loi et de nos engagements internationaux relatifs aux droits de l'homme, le port de tenues visant à dissimuler son visage dans l'espace public ne peut être admis. »
Nous considérons « la sécurité » comme un droit fondamental.
 On ne peut donc, imaginer dans l’espace public, des attitudes qui permettraient, à des individus de se soustraire à toute identification.
 C’est le sens même de notre civisme qui serait atteint par de tels usages. D'où la nécessité pour l'Etat, qui en est le garant, de prendre les mesures propres à assurer la sauvegarde de l'ordre public.
Au regard de la volonté du Président Sarkozy de vouloir à tous prix assimiler les affaires religieuses et les affaires de l''Etat, nous ne pouvons qu'être des plus vigilants.
Les divisions que pourraient entraîner une quelconque modification de la loi de 1905 relative à la séparation des Eglises et de l'Etat sont de nature toute aussi dangereuse pour l'unité du pays.
La France garde en son sein les racines qui sont les siennes, elles font partie du patrimoine et de l'histoire, mais on sait pertinement que l'histoire s'écrit tous les jours et que notre histoire proche vaut les deux mille ans passé.
Vouloir faire rentrer les affaires religieuses dans les affaires d'Etat pourraient nous amener à introduire un élément jusqu'alors prohibé par le devoir Laïc de l'Etat vis à vis de la liberté de conscience de chacun d'entre nous.
Ce danger apporté par le gouvernement Sarkozy est de nature à détruire les fondations de notre République.
Nous ne laisserons pas détruire les fondations Républicaines qui forme le ciment  nos libertés et de notre égalité.
Espérons que le peuple saura répondre par la négative à toutes manipulations du pouvoir pour occulter les problèmes et les affaires de celles et ceux qui nous dirigent et  ne peuvent que nous diriger vers une voie sans issue !